COMMUNIQUÉ – Projet d’extraction de gaz de schiste dans Lotbinière et Bécancour : Questerre trouvera les groupes citoyens sur son chemin

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Québec, le 10 février 2017 – En réaction au communiqué diffusé par Questerre Energy Corporation le 8 février dernier, le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ) dénonce le projet de cette compagnie de lancer des projets d’extraction de gaz de schiste dans Lotbinière et Bécancour et l’avise qu’elle trouvera les groupes citoyens sur son chemin.  « Le Québec a catégoriquement rejeté le gaz de schiste en 2012 et depuis ce temps, les liens entre la fracturation hydraulique et la contamination de l’eau potable ont été prouvés de manière irréfutable, a rappelé la coordonnatrice générale du RVHQ, Carole Dupuis.  Il n’est pas question que cette industrie s’installe ici, même si elle tente de s’incruster en passant par des projets-pilotes dans des zones isolées, à l’abri des regards. »

 

Selon madame Dupuis, cette annonce « explosive » du retour du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent sonne le ralliement de ses 130 groupes citoyens autour d’actions solidaires dans toutes les régions du Québec ciblées par cette industrie invasive : les Basses-terres du Saint-Laurent, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et Anticosti  –  pour l’instant.  Dans un communiqué émis à la veille de l’adoption sous bâillon de la Loi sur les hydrocarbures, le 8 décembre dernier, le RVHQ avait d’ailleurs annoncé la mise en place d’un programme de préparation à la résistance pacifique à l’intention des groupes membres qui voudraient s’en prévaloir. « L’obstruction physique n’est qu’un des moyens que nous utiliserons pour bloquer le passage aux foreuses, a précisé le coordonnateur général adjoint du RVHQ, Jacques Tétreault. S’ils ne l’ont pas encore compris, Philippe Couillard, Pierre Arcand et les promoteurs apprendront que le terme « acceptabilité sociale » ne leur appartient pas. »

 

Du même souffle, la porte-parole du Regroupement, Carole Dupuis, dénonce la démarche systématique et « sournoise » que le gouvernement Couillard a suivie pour dérouler le tapis rouge devant cette industrie tout en se défendant de le faire.  Tout d’abord, le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP), adopté en août 2014, empêche les municipalités d’imposer des distances raisonnables entre les puits de forage et les sources d’eau potable.  Plus de 300 municipalités ont officiellement demandé une dérogation à ce règlement sans que le gouvernement l’ait permise. La deuxième étape a été l’adoption de la Loi sur les hydrocarbures dans la nuit du 9 au 10 décembre 2016, malgré l’opposition généralisée.  Finalement, le projet de loi 102 révisant la Loi sur la qualité de l’environnement, présentement à l’étude, vise entre autres à faciliter la réalisation de projets pilotes en permettant au  ministre de délivrer des autorisations « à certaines conditions ».

 

« L’eau contaminée est-elle moins contaminée quand le projet est « pilote« ? s’est interrogée madame Dupuis. La roche fracturée va-t-elle se resceller parce c’est un projet pilote? Une compagnie lance-t-elle des projets pilotes sans avoir l’intention de passer à la production à grande échelle? Ce gouvernement semble vraiment sous-estimer l’intelligence des Québécoises et des Québécois. »

 

Rappelons qu’un sondage SOM révélait en octobre dernier que 7 Québécois sur 10 étaient opposés à l’adoption d’une loi permettant l’utilisation de procédés comme la fracturation hydraulique, la fracturation à l’acide ou la stimulation des puits à l’acide.   « La Loi sur les hydrocarbures a été adoptée en décembre mais ses règlements ne sont pas en vigueur, a conclu Jacques Tétreault. Il est encore temps pour Philippe Couillard d’envoyer le bon signal à l’industrie. Nous n’en attendons pas moins de lui. »

 

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À propos du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ)

Mouvement sans précédent dans l’histoire du Québec, le RVHQ a joué un rôle décisif dans la lutte contre l’extraction du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent, à l’époque où il s’appelait encore Regroupement interrégional sur le gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent (RIGSVSL). Des groupes d’opposition à l’exploitation des hydrocarbures en Gaspésie, à l’Île d’Anticosti et dans le golfe du Saint-Laurent ont grossi ses rangs au cours des dernières années, de même que plusieurs groupes préoccupés par le transit du pétrole de l’Ouest via le Québec par oléoducs, par trains et par navires. Le Regroupement continue à accueillir fréquemment de nouveaux comités qui se forment dans la foulée des projets qui surgissent ici et là au Québec.

 

Le RVHQ est aujourd’hui le plus important mouvement citoyen engagé dans le dossier des hydrocarbures au Québec puisqu’il fédère plus de 130 comités de toutes les régions du Québec, mobilisés contre le développement de la filière pétrolière et gazière sous toutes ses formes et pour la mise en place d’un véritable plan de sortie de l’ère des hydrocarbures.

 

Renseignements

Carole Dupuis, coordonnatrice générale et porte-parole

carole.dupuis@rvhq.ca

418 886-1001 – 438 884-8200

 

Jacques Tétreault, coordonnateur général adjoint

jacques.tetreault@rvhq.ca

450 261-6151