La CAQ et les hydrocarbures

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M. Jacques Tétreault réplique à un communiqué du député caquiste André Lamontagne et s’étonne de la persistance de la CAQ à vouloir exploiter les hydrocarbures malgré qu’ils soient des polluants notoires et la cause première des changements climatiques.

La CAQ et les hydrocarbures

Les députés de la CAQ s’embourbent dans une rhétorique douteuse en ce qui concerne les hydrocarbures. La semaine dernière, un amendement proposé par la députée Chantale Soucy a été rejeté par le Parti québécois, selon le député André Lamontagne. «Le PQ a refusé cet amendement plein de sens. Il a préféré faire passer encore une fois ses intérêts partisans avant ceux de la population du Québec. C’est triste!». i,ii, iii

L’amendement en question portait sur une demande faite au gouvernement de revoir les règlements déposés par le ministre Arcand pour mettre en œuvre la Loi sur les hydrocarbures. Ces règlements étaient jugés trop laxistes envers les compagnies selon les discussions tenues en chambreiv. Trop près des maisons, des écoles et des garderies. Soit, mais pour le reste la CAQ est d’accord avec l’exploration et l’exploitation de cette ressource polluante et qui enferme l’humanité dans un cul de sac évident et décrié par l’ensemble des scientifiques de la planète. Il est maintenant notoire que la combustion des hydrocarbures est la cause principale des changements climatiques et qu’il faut dès aujourd’hui commencer à penser autrement notre mode de consommation énergétique. L’idée que le Québec va s’enrichir avec cette ressource relève de la pensée magique. Aucune source fiable ne démontre la rentabilité de cette industrie au Québec. Les quantités potentielles sont tellement minimes qu’il serait tout à fait illusoire de penser que le jeu en vaut la chandelle.

Que les députés de la CAQ poussent cette idée rétrograde est étonnant. S’enfermer dans cette voie est de plus en plus suicidaire, tant pour l’humanité que pour un parti politique. Les libéraux qui tentent par tous les moyens d’engager la province dans cette voie en feront la découverte lors des prochaines élections.

À l’image de la compagnie TransCanada qui vient de retirer son projet de pipeline Énergie Est, il serait de bon aloi que la CAQ arrive en 2017 dans un monde réel vivant déjà les effets des changements climatiques et réalise qu’il y a énormément plus de possibilité de création d’emplois dans les nouvelles énergies que dans les hydrocarbures. Vouloir développer l’industrie des hydrocarbures là où il n’y a pas de population démontre beaucoup plus de partisannerie politique que de bon sens environnemental. Faut-il encore répéter que le climat n’a pas de frontière?

Jacques Tétreault
Coordonnateur général adjoint RVHQ