LETTRE – Demande de participation du RVHQ à la Commission parlementaire sur l’acceptabilité sociale

LETTRE RESTÉE SANS RÉPONSE AU 8 JUIN 2016

Le 21 mars 2016

Monsieur Pierre-Luc Turgeon

Secrétaire par intérim de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles

Direction des travaux parlementaires

Édifice Pamphile-Le May, 3e étage

Québec (Québec) G1A 1A3

Objet : Consultations particulières et auditions publiques dans le cadre de l’étude du Livre vert intitulé Orientations du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles en matière d’acceptabilité sociale

Monsieur,

Je désire vous communiquer l’étonnement des groupes citoyens que je représente, à titre de coordonnatrice générale et porte-parole du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ), devant le fait que nous n’ayons pas été conviés à présenter nos points de vue à la Commission. Je désire également vous demander que cette lacune soit corrigée et que nous soyons entendus prochainement.

Mouvement de mobilisation citoyenne sans précédent dans l’histoire du Québec, le RVHQ a joué un rôle décisif dans la lutte contre l’extraction des gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent, à l’époque où il s’appelait encore Regroupement interrégional sur le gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent (RIGSVL). Plusieurs groupes d’opposition à l’exploitation des hydrocarbures en Gaspésie, à l’Île d’Anticosti et dans le golfe du Saint-Laurent ont grossi ses rangs au cours des dernières années, de même que les nouveaux groupes préoccupés par le transit de pétrole de l’Ouest via le Québec par oléoducs, par trains et par navires.  Le Regroupement continue à accueillir régulièrement les nouveaux comités qui se créent au fil des projets qui surgissent ici et là au Québec.

Le RVHQ est aujourd’hui le plus important mouvement citoyen engagé dans le dossier des hydrocarbures au Québec puisqu’il fédère plus de 130 comités de citoyens de toutes les régions du Québec, mobilisés contre le développement de la filière pétrolière et gazière sous toutes ses formes et pour la mise en place d’un véritable plan de sortie de l’ère des hydrocarbures. Ces comités rassemblent plusieurs milliers de citoyen-ne-s de tous les horizons qui n’hésitent pas à consacrer un nombre incalculable d’heures pour défendre le milieu de vie des Québécois et la viabilité de la planète.

Nous comprenons que la Commission peut éprouver un certain malaise à l’idée d’entendre des groupes qui sont d’emblée opposés aux projets mis de l’avant ou soutenus par le Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles.  Il importe toutefois de rappeler que ces groupes se composent de citoyens « ordinaires » qui ne se sont pour la très vaste majorité mobilisés qu’assez tardivement dans leur vie quand ils ont été confrontés à des projets qu’ils qualifient justement d’inacceptables, pour ne pas dire intolérables. Nous estimons donc que ces groupes sont les mieux placés pour éclairer la Commission sur l’enjeu de l’acceptabilité sociale.

Dans l’espoir de recevoir sous peu une réponse positive de votre part, je vous prie d’agréer,  Monsieur, l’expression de mes sentiments respectueux.

Carole Dupuis, coordonnatrice générale et porte-parole