Une fiche technique sur le gaz naturel

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Action Climat Outaouais vient de mettre au point une fiche technique portant sur le gaz naturel et le projet GNL Saguenay.  ACO espère que cette fiche technique permettra de lancer un débat à Gatineau d’abord mais également ailleurs en Outaouais ou au Québec.

Une copie de ces documents a été transmise au Maire Maxime Pedneaud-Jobin et à chacun(e) des conseillères et conseillers de Gatineau pour leur indiquer l’intérêt des membres d’ACO à présenter le contenu de cette fiche technique sur le gaz naturel, lors d’une rencontre avec les membres du Conseil.  Après une première rencontre à Gatineau, ACO aimerait pouvoir rencontrer le Conseil des maires des autres MRC de l’Outaouais.

Nous vous invitons à lire la fiche technique et à la partager avec vos collègues et vos partenaires.

Position d’Action Climat Outaouais

Le gaz naturel est une énergie fossile qui émet  50 fois plus de gaz à effet de serre (GES) que l’hydroélectricité, et pourtant l’industrie gazière fait la promotion du gaz naturel comme une énergie propre et de transition. C’est faux! Par ailleurs, le gaz naturel utilisé au Québec vient surtout de l’ouest canadien et c’est du gaz de schiste obtenu par la fracturation, un procédé très polluant.

Action Climat Outaouais trouve inadmissible que la plupart des maisons neuves à Gatineau soient chauffées au gaz plutôt qu’à l’électricité. Pourtant, un rapport interne de la Ville de Gatineau reconnait que l’électricité est la source d’énergie offrant le meilleur potentiel de réduction des émissions de GES pour le secteur résidentiel.

Action Climat Outaouais trouve également inacceptable que le gouvernement du Québec
continue à fournir un appui financier aux projets d’expansion du réseau gazifière en Outaouais et ailleurs au Québec. À titre de comparaison, le gouvernement du Royaume uni vient de bannir l’utilisation du gaz pour chauffer toute maison neuve à partir de 2025.

Le projet GNL Saguenay servira à augmenter la production d’énergies fossiles dont on n’a pas besoin – ni au Québec, ni au Canada. Le gaz sera entièrement exporté et il n’y a aucune garantie que le gaz liquéfié exporté remplacerait des énergies fossiles plus polluantes dans d’autres pays, car le projet n’aura aucun contrôle sur son utilisation. Les émissions de GES liées au projet atteindraient plus de sept millions de tonnes par année (équivalent de 3,4 millions de voitures), ce qui équivaut à annuler en une seule année l’essentiel des réductions d’émissions du Québec depuis 1990.

Le Québec n’a pas d’autre choix. Il doit répondre « Non » à l’expansion des réseaux gazifières et à tout nouveau projet de gazoduc et d’oléoduc. Il doit amorcer rapidement une transition énergétique qui réduira, puis éliminera les énergies fossiles et se tourner résolument vers les énergies vertes et renouvelables.